Les dingues du maternage proximal ~ témoignage

J’ai été confronté au maternage proximal il y a 4 ans à peu près, par une amie très proche. J’étais déjà maman de mon fils qui avait 3 ans et demi environ et en fait je me suis retrouvée face à quelque chose de complètement inconnu face à moi, que je n’avais vu nul part, ma meilleure amie était cette maman qui materne d’une façon différente de moi. Aujourd’hui cette amie je l’ai perdu suite à une forte dispute, c’est ce que je vous raconte ici.

Je suis devenu maman à 22 ans de mon fils. Je travaillais en cdi en pharmacie de ville et j’avais commencé mes études pour être diplômée. J’étais donc une maman qui jonglais entre boulot, école, examens, devoirs les soirs tard, biberons, garde en semaine et en garde du week-end parce que je travaillais aussi les week-ends et les soirs jusqu’à 22h en fonction de mon planning. J’ai allaité mon fils mais j’ai vite arrêté à la reprise du travail à la fin du congé maternité. J’ai tenté de porter en porte bébé mais j’y connaissais rien, et celui que j’avais trouvé dans le rayon bébé du supermarché me faisait mal, j’ai vite abandonné et j’ai pris une poussette. Mon fils a dormi dans son berceau très tôt et dans sa chambre. Je tenais à ce qu’il est sa chambre à lui toute décoré comme on l’imagine pendant la grossesse. J’étais une jeune maman, mais je sortais avec mes ami(e)s. J’allais en boîte de nuit pour me sentir un peu moins en décalage donc je payais des baby sitter le temps de la soirée. Mon fils étais aussi parfois gardé par ma mère ou des amies qui venaient à la maison. Bref je vivais de façon totalement normale et banale ma petite vie de femme et maman comme je pouvais.

A. était vraiment une amie très proche à mes yeux. On s’est rencontré en tant que collègues lors de nos études de Pharma, et on ne se quittais plus. Elle ne voulais pas d’enfants quand on s’est rencontré. Elle vivait avec son copain, cela faisait bien 7/8 ans qu’ils étaient ensemble. C’était la copine que je pouvais appeler à n’importe quelle heure et qui se buvait une bouteille de vin au tel avec moi, pendant que je tendait le biberon d’un côté, faisait une machine de l’autre avec le tel coincé entre mon épaule et ma joue pour papoter pendant des heures. Elle me disait d’ailleurs souvent « franchement je sais pas comment tu fais, tu m’impressionnes j’espère être aussi bonne maman que toi » je lui répondais que ça viendrait pour elle quand elle le sentirait. Puis elle s’est mariée , j’étais sa demoiselle d’honneur. J’ai pleuré avec elle toute la journée tellement c’était riche en émotions. Ils sont parti en voyage de noces à l’île Maurice. A leur retour, elle m’appelle et révélation ! Elle veut un bébé ! C’est venu comme ça, elle qui en avait horreur. « Quelle bonne nouvelle pour toi A. Si c’est ce que tu souhaites alors je te le souhaite également » . Elle me questionnais beaucoup sur la grossesse, la maternité, comment faire ceci, comment faire cela. Les mois passent, bébé n’arrive pas… coup dur.. mais je patiente avec elle. Un jour, mon tel sonne, c’est A. Ça y est bébé s’est fait une place, il sera là dans quelques mois. Super ! Je ne travaillais plus à la pharmacie, à cause des horaires j’avais démissionné et j’étais dans une pharmacie classique avec horaires classiques, on s’était déjà un peu éloignées. J’ai donc pas réellement suivit sa grossesse mais parfois elle m’appelais pour me dire qu’ils avaient décidé de prendre la chambre complète chez Aubert par exemple ou que son chien -qui était d’ailleurs sa vie avant la grossesse – irait chez sa mère. Bon ok. A. et son mari ont donc accueilli leur fille suite à un accouchement pas des plus simples , mais ils étaient heureux.

Les mois passent …

Elle ne retourne pas au travail… elle démissionne.

Les mois passent, et je n’arrive pas à câler un moment pour aller la voir car « bébé fait sa sieste », « bébé doit aller chez le pédiatre », « bébé ne sort pas dehors si il fait nuit », « pas de resto avec bébé ça va chambouler son rythme » .. déjà là j’étais dans l’incompréhension. Moi avec mon fils j’allais la voir, je me déplaçais avec mon bébé jusqu’à chez elle pour passer une après-midi fille, je faisais garder mon bébé pour qu’on puisse se faire un resto. Pourquoi pas elle?

Puis ils sont venu chez nous, entre 15h et 17h parce que avant il y a la sieste et après il y a le bain le massage et le repas. Qu’est que c’est que ce délire ? Déjà qu’on les a pas vu, mais en plus quand ils viennent c’est dans une tranche horaire chelou. Ils sont venu avec bébé dans le cosy. J’avais fais le ménage et préparé un goûter, et j’avais mis le diffuseur d’huiles essentielles. A est restée avec sa fille dans les bras tout le long près de la baie vitrée à cause du diffuseur, j’ai trouvé ça extrême. C’est bon j’avais mis 3 gouttes d’huile essentielles d’orange ! Et elle pouvait pas la poser que je la regarde sa fille? Et pourquoi j’ai même pas pû la prendre dans mes bras ? Je comprenais pas. Elle peut pas la lâcher ?

Après cette visite express, j’étaie amère. Je ne comprenais pas, ma meilleure amie qui ne voulais pas passer un moment avec moi. Elle et son mari se sont enfuit à 17h tapante parce que le bain ça n’attends pas. Je trouvais ça tellement exagéré !

Un jour, bien des mois plus tard, on est enfin invités chez eux. Unique fois d’ailleurs parce que c’était un repas prévu pour fêter notre départ de la Réunion vers la métropole. Elle avait fait l’effort de faire un repas vegan pour moi et comme je la connaissait amatrice de vin, j’avais prévu un bon rosé pour nous deux (des bières pour nos hommes). Manque de pot quand j’arrive, elle me dit que elle allaite, qu’elle ne boit plus et ne fume plus aussi. Hein? Mais sa fille a 1 an je pige pas c’est pas un peu grand ? Du coup je bois le rosé seule, et elle se fait un thé glacé. Le repas se passe, mais il y a des discussions que je trouve abusées, comme quand elle me dit que pour Noël il est hors de question qu’ils le fêtent chez ses parents parce que leur fille ne dors pas ailleurs que chez elle. Je la vois allaiter sa fille, enfin, à chaque fois elle s’isole dans sa chambre. Un court instant je pars la rejoindre, j’ouvre doucement la porte et elle me fait signe chuuut avec sa fille au sein. Je dis QUOI? Et elle me chuchote que sa fille a besoin de calme, me fait signe de partir et qu’elle arrive. Okeyyyyy. On peut plus parler maintenant c’est sa fille qui décide quoi? ~ Oui oui je pensais bien comme ça sans exagération !

L’après midi passe, nos hommes rigolent et dans l’engouement, son mari nous propose de rester manger du soir. On accepte. A. vers 18h monte donner le bain, je veux l’accompagner mais elle me fait comprendre que non non c’est un moment à elle et sa fille. J’attends en bas. Puis quand c’est fini je remonte, elle changeait sa fille sur la table à langer et me fait la bise en me disant « bonne soirée merci d’être venu, je vais faire le rituel du soir, du peau à peau et au dodo » mouai grosso modo elle me faisait passer le message que rester dîner du soir n’était pas son programme et de dégager gentiment. Je descends et je dis à mon chéri qu’on va rentrer à la maison, il comprend pas il avait accepté de rester. Mais je lui fais un signe de: t’inquiète je te raconterais mais barrons nous. On s’en va donc. Autant vous dire que dans la voiture c’était l’incompréhension pour moi. J’ai lâché le MUST de la critique envers A. sur sa façon d’être si proche de sa fille au point de nous mettre à la porte. J’étais à un stade où je me disais mais merde je suis maman depuis avant elle, elle va pas m’apprendre ce qu’il faut faire quand même ? Et puis allaiter sa fille qui marche presque, non mais c’est quoi ça ? Et le peau à peau non mais c’est plus un bébé ? Et le cododo ? Et son mari dit rien? Elle s’est oublié la meuf pas possible! Elle a lâché son boulot et vit avec sa fille en fusion comme ça, elle a sûrement péter une durite c’est pas possible? Moi aussi je suis maman, je suis resté lucide faut pas déconner les gars, je sors, je vois mes amies, je vais au resto, bref je suis normale, elle, elle a un grain vraiment là !

J’étais en colère !

Mais pour ne pas la perdre en tant que mon amie, je disais rien en sa présence, je me disais juste qu’elle était dans un autre monde, c’est triste quand son mari va se réveiller il va la quitter sûr!

On est parti en métropole et on communiquait via mail. Elle n’était pas réseaux sociaux.

Un jour lors d’une conversation, on parle véganisme, parce que elle me posait beaucoup de question. A cette époque c’était encore le début pour moi, j’étais dans la phase révolte et détermination. Je lui donne donc les infos qu’elle attends notamment sur la préhistoire avec la dentition découverte sur Lucy, qui a déterminé qu’on était pas fait pour manger de la viande. Bref. A n’est pas d’accord avec moi, les esprits s’échauffent doucement quand elle me dit qu’elle est une fan d’histoire et qu’elle ne veut pas qu’on déforme les choses. Et de fil en aiguille en parlant de la physiologie de l’homme, elle en vient à me parler d’allaitement en me disant que c’était naturel. Et la, prise d’une sorte de culpabilité je pense avec le recul, je me met facilement en colère. « Comment me parles tu d’allaitement, j’ai allaité aussi madame, et avant toi, je connais de quoi je parle, allaiter après 6 mois ça devient ridicul. Tu es trop fusionnelle avec ta fille tu vas en faire une capricieuse, bonne chance! » . Elle m’envoie un lien de la Leche League « pfff je connais La Leche League, inutile de faire ta connaisseuse, je n’irais pas voir ton lien, tu fais trop celle qui est parfaite ».

A partir de là, s’en est suivit une flopée de mail de l’une répondant à l’autre sur sa façon d’être mère. Je lui ai clairement dit que sa façon de parler de la maternité c’était juste me faire passer un message: que j’avais pas fait tout ce qu’elle fait. « Je vais te dire A tu as pas été super gentille avec moi, parce que quand tu dis que un enfant a besoin de contact je sais que tu sous entendais que je ne l’avais pas fait avec mon fils, c’est quoi? Tu penses tout savoir? Tu sais peut être mieux que moi comment faire avec mon fils? Attends en fait t’es entrain de me dire que j’ai merdé parce que j’ai pas fais comme toi ? » il en était rien du tout. A a toujours parlé d’elle et de sa maternite à elle, mais elle me renvoyais à un espèce de quelque chose que moi j’avais loupé et qui m’énervais profondément. Je lui en voulais clairement. Elle m’a envoyé en pleine figure plein de choses dures, mais j’avais moi aussi été très méchante, elle s’est défendu. Je lui ai dit que sa fille allait devenir capricieuse à tout le temps la couver comme elle fait, que l’allaitement c’est juste pour son plaisir à elle, et que c’est égoïste envers son mari qui est mis de côté le pauvre, que jouer toute la journée avec sa fille c’était n’avoir vraiment aucun but dans la vie, au lieu de trouver un travail… et j’en passe. En retour elle m’a répondu que j’avais été égoïste de partir en vacances sans mon fils, que boire du rosé avec mon fils devant un dessin animé c’est minable et sûrement d’autres choses mais là de suite je ne sais plus trop. Nos mails étaient longs très longs et très durs.

Alors comment dire? Nous voilà 4 ans plus tard, j’ai eu mon 2e fils et ma fille, et ceux/celles qui me suivent doivent trouver la personne que je décris au dessus complètement à l’opposé de qui je suis. Oui en effet, J’ÉTAIS COMME ÇA ! Et même si j’ai perdu ma meilleure amie, rien n’arrive par hasard selon moi, et merci A. tu m’as d’abord énervé et chamboulé mais tu m’as changé.

J’étais en colère parce que je me suis retrouvé face à une telle culpabilité que ça ne pouvait être de la faute que des autres et notamment d’elle. Personne avant ne m’avait parlé de maternité, j’avais juste suivit ce que la société attendait de moi en tant que maman. Jamais je ne m’étais posé de questions plus que ça, et me retrouver face à cette maman sûre d’elle, confiante, heureuse, et en fusion ça m’étais complètement étranger et à l’opposé de ce que j’avais fait moi. Je me suis donc oui senti mauvaise mère et j’avais mis la faute sur elle. Parce que c’était plus facile sur le moment plutôt que de tout remettre en question les 3 années de mon fils et mes 3 années de maman. J’ai tenu ce discours jusqu’à l’accouchement de mon 2e fils, où là seulement instinctivement je suis allée sur une autre voie, la voie du maternage proximal. Qui l’aurait crû ? Certainement pas A je suis sûre. Je pense même que si elle sait que j’ai allaité plus de 2 ans, elle serait en colère que je me sois mise en colère contre elle à l’époque alors que aujourd’hui je fais comme elle. Fou non?

C’est hyper difficile de se dire que en tant que maman on aurait pu faire mieux, on pense toujours faire de son mieux et quand on se retrouve avec des choses en pleine face qui nous font mal, c’est que quelque part on aurait voulu aussi avoir ça mais que pour X ou Y raisons ça n’a pas aboutit. De part mon histoire certainement je ne me suis pas du tout penché vers un maternage proximal avec mon premier, je n’aurai peut être pas changé si je n’avais pas eu cette amie qui s’était pavané devant moi avec son cododo, ses rituels du coucher, ses portages à bras excessifs. Mais quand ça m’est arrivé en pleine figure j’ai eu une sale réaction ce n’est pas anodin. Ça m’a fait mal. Je m’en voulais de ne pas avoir fait mieux. C’était quelque chose au fond de moi à déconstruire pour reconstruire par la suite et enfin être sereine avec tout ça.

Aujourd’hui je n’ai plus mal parce que j’ai pansé mes blessures et ma culpabilité. Donc j’ose dire que oui je n’ai pas su faire comme je l’aurai voulu au fond de moi. Je suis en phase avec ma maternité aujourd’hui et très confiante en mes choix. C’est libérateur d’avoir ce cheminement.

Moi qui trouvait ça fou que A démissionne pour être la maman qu’elle souhaite, aujourd’hui je suis en pleine reconversion professionnelle afin de trouver un milieu qui me correspond davantage et qui touche à la parentalité et au maternage. Découvrir en même temps que mon fils le maternage proximal, m’a vraiment fait renaître en tant que maman. J’ai aussi dû me pardonner envers mon premier et faire davantage pour qu’il grandisse avec mes nouvelles valeurs. Mais il est devenu le grand frère d’un petit materné et ce qui est fou c’est que lui aussi pensait que je l’avais allaité jusqu’à très tard et porté en écharpe en me voyant faire avec son frère et encore aujourd’hui avec sa sœur. Tout ça lui semble être la normalité.

J’écris cette histoire que maintenant parce que déjà ça fait toujours quelque chose de se dire qu’on est passé par cette remise en question entière sur soi, et ensuite il me semblait important de dire que la maternité n’est pas un job à accomplir en cochant tout les jours des cases sur un planning, c’est un cheminement et même parfois c’est une matrescence ou une (re)naissance. A l’heure des réseaux sociaux où il est facile de commenter un post d’une personne qu’on ne connaît pas, je vois beaucoup passer des choses sur la maternité et souvent sous forme de clans dans lequel il faut rentrer ou alors à l’opposé, de clan à affronter. Il ne s’agit pas de lire des livres pour être une super maman, ni de faire absolument tout ce que d’autres font pour se sentir accomplie, au contraire le faire de force ne vous rendra pas plus accomplie , mais faite le parce que cela vous inspire et vous correspond. Je vais être honnête, je n’ai lu aucun livre sur le maternage pendant et après ma 2e grossesse, je me suis tourné vers le portage sans connaître, uniquement parce que j’avais connu la poussette et que je voulais à ce moment de ma vie en plein déménagement, ne pas être encombrée, c’est comme ça que je suis tombée dans la soupe du portage et que c’est devenu presque une passion pour moi. Rien à voir avec une mode que j’aurai suivit, ou un livre que j’aurai pu lire. Je n’ai même pas lu le fameux livre « porter bébé » de Claude-Suzanne Didier Jean Jouveau, juste des petits passages partagés ici et là sur Instagram.

J’en ai marre de lire que le maternage est une mode, que c’est un dogme avec des parents qui le suivent à la lettre et sont dans l’extrême, que si on ne respecte pas telle ou telle case, on en devient éjecté comme s’il s’agissait d’une secte. Mais mince, a-t-on juste le droit d’avoir trouvé notre voie dans ce maternage? J’en ai aussi marre de lire que si on est maternante on s’oublie en tant que femme. Vous avez lu je l’ai pensé à l’époque pour mon amie, hors aujourd’hui je préfère mille fois rester chez moi avec ma fille de à peine 1 an plutôt que d’aller boire un verre avec des copines. Je me sens plus épanouie comme ça. Je ne me revoie pas retourner au travail ou du moins pas celui que je faisais avant. Par contre je comprend que ça ne soit pas la came de toutes et que oui une maman peut avoir envie de retourner boire le café avec ses collègues. Aujourd’hui je fais partie de celles qui font tout avec leur bébé, dentiste comme faire les courses, prendre ma douche, aller aux toilettes et dormir. C’est devenu mon équilibre et je l’aime comme ça.

A celles qui prennent un malin plaisir à descendre le maternage proximal je souhaite juste que vos blessures sauront trouver pansements. Je ne dis pas que en faisant du maternage vous serez mieux, c’est peut être pas fait pour vous certainement, mais cette obsession de vouloir constamment l’écrire et le dénoncer montre là bien quelque chose à creuser de votre côté. Pointer du doigts les mamans qui postent de jolies photos d’elles et leurs enfants dans des écharpes de portage en faisant des gâteaux maison dans une maison rangée, ne devraient pas vous titiller au point de vous en offusquer. Mon dieu est-elle humaine? Ben oui et même que sûrement elle adore ça et alors? On s’insurge facilement parce que sur internet c’est facile on ne montre que le beau, mon amie c’était pas via sa page Facebook qu’elle m’énervais, elle vivait pleinement sa maternité en live lorsque je l’ai eu en pleine face. Elle n’a rien caché derrière une jolie photo sur Instagram. Personne ne vous demande de vous comparer à une autre mère pour savoir où vous êtes placé sur la jauge. Personne ne va s’indigner si tu as posé ton bébé sur un transat le temps d’une douche et si c’est le cas du groupe Facebook que tu côtoies alors barres toi, il y a des « pas nettes » partout dans le maternage proximal ou pas. Cela ne veut pas dire que parce qu’il y a des groupes Facebook hyper strict avec des règles minutieuses que c’est représentatif de la majorité ? Cela veut dire que parce que une nana sur un groupe interdit de laver les couches lavables au savon de Marseille alors c’est la parole absolue ? Je peux imaginer que dans un moment de fatigue extrême sans vraiment avoir reconnecté tout ses neurones on se jette sur ces groupes en quête de savoir et de réponses, mais par pitié si ce qui y est dit ne semble pas vous convenir ne le faite pas. Évitez vous une dépression et l’étiquette imaginaire « mauvaise mère ».

Il faut un village pour s’élever dans sa maternité, alors des fois plusieurs personnes des fois une seule, pour moi, mon chéri aura été mon plus gros pilier de notre village. Ce village que je construit chaque jours avec mes enfants et qui me correspond. Rien ne sert de se sentir nulle parce qu’on arrive pas à faire un gâteau maison, alors que d’autre enchaînent yaourts, biscuits au glaçage impeccable, maison en pain d’épice, ménage, sieste et allaitement. vous ne savez pas comment ça se passe chez elles pour que cela arrive à être fait. Peut être que leur village est différent tout simplement, ce n’est pas le votre, c’est le leur. Faite le votre.

Je m’excuse, et je te demande pardon, à A.

2 commentaires

  1. C’est courageux d’exposer ses failles comme tu l’as fait et à la fois c’est grâce à toutes ses « erreurs » ou du moins grâce à ton parcours unique que tu es devenu la maman que tu es aujourd’hui et dont tu peux être fière 😘

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  2. J’ai adoré lirece texte. Bravo pour tes réflexions, ton cheminement et tes remises en question. Je trouve que ce n’est pas si facile de se dire j’ai eu tort, je me suis trompée mais je me pardonne ( et je demande pardon)
    Bonne continuation sur le chemin du maternage.
    Et merci pour tes partages

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