Choisir la vitamine D de bébé

Les nourrissons sont systématiquement supplémentés en vitamine D, ce qui a permis la quasi disparition du rachitisme, et ce sans distinction de régime alimentaire. Ce succès contre le rachitisme à d’ailleurs conduit à négliger la complémentation des enfants plus âgés, des adolescents et des adultes, qui serait pourtant utile.

🌱Différence entre vitamines D2 et D3:
Il existe de la Vitamine D2 et D3. La vitamine D2 (ergocalciférol) est toujours végétale. Elle est généralement produite à partir de levures ou de champignons, et on peut aussi la trouver dans les céréales.

La vitamine D3 (cholécalciférol) est celle que l’on produit grâce au soleil, mais souvent en quantité insuffisante. Alors qu’on la trouvait avant uniquement dans les poissons gras, il existe désormais aussi de la vitamine D3 végétalienne dérivée de lichens, disponible en magasin bio ou sur internet. La vitamine D3 disponible habituellement dans le commerce est en effet le plus souvent tirée de la lanoline (ex: pediakid) qui est la graisse qui couvre la laine des moutons.Article dispo sur mon Instagram

🌱Rôle et importance de la vitamine D


La vitamine D est devenue la grande vedette des vitamines. Il y a peu encore, la vitamine D était seulement mise en avant pour ses bienfaits sur les os et pour la prévention du rachitisme ou de l’ostéoporose. Ce n’est qu’au cours des dix dernières années que les nombreux autres bénéfices de la vitamine D sur la santé ont été reconnus.

Des études indiquent en effet que la vitamine D renforcerait les défenses de l’organisme contre diverses formes de cancer, les maladies cardiaques, le diabète, la sclérose en plaques, la polyarthrite rhumatoïde ou encore les maladies des gencives.

La vitamine D est unique par rapport aux autres vitamines. Il s’agit d’une hormone qui a des récepteurs dans les cellules du corps. À l’heure actuelle, nous commençons tout juste à comprendre le rôle crucial que joue ce nutriment spécial sur la santé et l’évolution des maladies.

Elle agit sur les cellules, les os, les muscles, sur d’autres hormones et elle a également des effets sur le système nerveux et le système immunitaire.

La vitamine D est produite par le corps humain lors de l’exposition au soleil ou à d’autres sources de rayonnement de type UVB.

Malheureusement, pour de nombreuses personnes, la durée d’exposition au soleil a été si réduite que leur production de vitamine D s’en est trouvée mise en péril.

Pour la majorité des personnes ayant réduit leur exposition au soleil, les aliments enrichis et le poisson constituent alors les premières sources d‘apport en vitamine D.

La plupart des personnes à la peau claire produisent une quantité suffisante de vitamine D avec 5 à 15 minutes d’exposition solaire quotidienne sur le visage, les bras ou toute autre surface de peau équivalente. [Note : en France, la recommandation est de 15 à 30 minutes…].

Pour les personnes à la peau plus foncée, la durée nécessaire requise peut aller jusqu’à une demi-heure ou plus. Avec l’âge, la fabrication de vitamine D par notre organisme diminue et vers 70 ans, notre capacité de production en vitamine D ne représente plus qu’environ 30 % de celle d’un jeune adulte.
C’est généralement pour cela que à la maternité le dosage prescrit pour votre nouveau né ne pourra pas être forcement le même que celui de la voisine de chambre.

Elle sert principalement à augmenter la capacité d’absorption du calcium et
du phosphore par l’intestin. Elle joue un rôle très important dans la croissance et la minéralisation osseuse, en agissant à plusieurs niveaux :
• sur les parathyroïdes, via la parathormone, pour réguler le taux de calcium
sanguin.
• sur les reins et l’intestin, en jouant sur l’excrétion et l’absorption du calcium.
La vitamine D, associée au calcium, permet de prévenir l’ostéoporose. On
lui attribue également un rôle extra-osseux encore mal connu, via des
récepteurs trouvés dans de nombreux tissus. Elle pourrait aussi jouer un rôle
préventif notamment au niveau cardiaque et anticancéreux, rôle qui reste néanmoins à préciser.

🌱Comment détecter une carence?


La forme active de la 1,25(OH)2D est tellement variable que son dosage n’apporte pas d’information sur une potentielle carence en vitamine D. Seul le dosage de la 25(OH)D permet d’apprécier les stocks de l’organisme. Il faut aussi s’assurer que le laboratoire teste la vitamine D2 (d’origine végétale), et non pas uniquement la vitamine D3. Là encore les recommandations diffèrent
sur la définition d’un taux « normal », mais on peut considérer que :
< 25 nmol/L = carence sévère, avec risque
< 50 nmol/L = carence légère
50 – 75 nmol/L = zone incertaine, mais peu de carence a priori
> 75 nmol/L = pas de carence
> 125 nmol/L = risque d’effets secondaires, liés à un surdosage

Un déficit en vitamine D peut entraîner des défauts de minéralisation osseuse tels le rachitisme et l’ostéomalacie. Les personnes carencées doivent donc aussi veiller à avoir des apports en calcium suffisants. Sont à risque de carence en particulier les bébés nourris au lait maternel, les personnes âgées, les personnes en surpoids ou obèses1 , et les personnes végétaliennes. Cependant, de façon générale, sous nos latitudes et avec nos modes de vie occidentaux.

🌱Quels dosages ? Les recommandations actuelles


Il ne fait aucun doute que les personnes dont l’exposition solaire pendant la période estivale est limitée doivent incorporer à leur alimentation une source conséquente de vitamine D. Pour les végétaliens, il existe deux possibilités : des compléments alimentaires et des aliments enrichis.

La HAS (Haute Autorité de Santé) n’a pas émis de recommandations spécifiques concernant les dosages de vitamine D.
Toutefois, ils sont préconisés par d’autres instances.

A l’international peu de recommandations se sont intéressées spécifiquement aux indications des dosages de vitamine D.

British Colombia : Vitamin D testing protocol (2010)
Ces recommandations ont été élaborées pour définir le bon usage des dosages de vitamine D en population générale adulte (≥ 19 ans). La méthode utilisée n’est pas définie et le
document précise seulement que ces recommandations reposent sur des preuves scientifiques actuelles (octobre 2010).
Ces recommandations ne s’adressent pas aux patients présentant un syndrome de malabsorption, une insuffisance rénale chronique avancée ou terminale, des douleurs osseuses
inexpliquées, des fractures inhabituelles, des désordres évidents du métabolisme osseux.
Les dosages routiniers de vitamine D ne sont pas recommandés ni pour dépister une insuffisance en vitamine D, ni pendant une supplémentation en vitamine D.
De plus, dans une population adulte à risque ou supposée être à risque de carence ou d’insuffisance en vitamine D et qui pourrait bénéficier d’une supplémentation en vitamine D, il n’y a pas d’utilité clinique au dosage de la vitamine D.

Canada Medical Association: Vitamin D in adult health and disease: a review and
guideline treatment from osteoporosis Canada (2010)
Ces recommandations ont été élaborées après une recherche systématique de la littérature et s’appuient principalement sur des revues d’essais contrôlés randomisés et d’études observationnelles ayant évalué les risques de fractures, de chutes, de mort et de résultats cliniques extra-squelettiques associés à la vitamine D. A partir de cette revue, des recommandations basées sur les plus hauts niveaux de preuve ont été proposées et gradées.

Les conclusions sont les suivantes :

Chez les patients à faible risque de déficit en vitamine D (patients de moins de 50 ans, sans ostéoporose, ou sans troubles de l’absorption), une supplémentation en vitamine D (400-1000 UI / J) est recommandée, les dosages de 25(OH)D ne devraient pas être réalisés (ni-
veau de preuve 5, grade D).

Pour les patients traités pour ostéoporose, le dosage de 25(OH)D devrait être réalisé 3 ou 4
mois après supplémentation et ne devrait pas être répété une fois que le niveau optimal est
atteint (> 75 nmol/L) (grade D).

Le dosage de 25(OH)D est recommandé pour les individus présentant des fractures à répétition, une perte osseuse malgré un traitement pour ostéoporose, ou présentant une morbi-
dité associée qui affecte l’absorption ou l’action de la vitamine D. Dans ce cas, un besoin en vitamine D supérieur à la limite tolérable actuelle fixée au Canada à 2000 UI / J peut être nécessaire et, le suivi, par dosage, des concentrations sériques en 25(OH)D est requis.


On retiendra :

La dose recommandée est comprise entre 800UI et 2000UI/j (académie  de médecine, association végétarienne de France)


🌱La vitamine D dans l’alimentation


Un nombre limité d’aliments contient des quantités significatives de vitamine D. De plus, ces teneurs sont étroitement liées à la présence de matières grasses dans les aliments, la vitamine D étant liposoluble. Les aliments les plus riches en vitamine D sont l’huile de foie de morueet les poissons gras tels que le hareng, le pilchard, le maquereau, la sardine, le tilapia, l’anchois, la truite, la perche, le saumon, etc.

🌱La vitamine D dans le lait maternel


On pensait que le rachitisme avait disparu depuis plu­sieurs décennies. Nous découvrons que ce n’est pas le cas. La majeure partie des cas de rachitisme concernent des en­fants à la peau sombre qui sont exclusivement allaités. La carence en vitamine D est un sérieux problème même chez les enfants vivant dans des régions à ensoleillement élevé, en raison d’une exposition très limitée des mères et des bébés au soleil. Un certain nombre d’études déjà anciennes ont constaté que le statut de l’enfant allaité pour la vitamine D était corrélé au taux de vitamine D dans le lait maternel, et que la prise maternelle d’au moins 2000 UI/jour de vitamine D était nécessaire pour augmenter de façon significative le taux lacté de cette vitamine ; mais les auteurs estimaient qu’on ignorait dans quelle mesure ces doses nettement plus élevées que ce qui était recommandé ne présentaient pas des dangers.

Le transfert lacté de la vitamine D semble lié à sa capa­cité à se lier à sa protéine de transport. Cette dernière fonctionne comme un « réservoir ». La vitamine D ne peut tra­verser les membranes que lorsqu’elle n’est plus liée à cette protéine. Plus le taux de vitamine D libre est élevé, mieux elle pourra traverser les membranes, et plus elle passera dans le lait. 

Il semblerait que les études actuelles ne sont pas suffisantes pour démontrer que le lait maternel couvrirait tous les besoins en vitamine D, du bébé allaité. Par précaution les bébés allaités sont donc supplémentés.

🌱La vitamine souvent prescrit: Zyma-D


Le ZYMAD contient, en plus de la vitamine D3, de l’huile essentielle d’orange douce, de huile d’olive raffinée et un mélange de tocophérols naturel

En rupture, elle a été remplacée massivement par ADRIGYL, c’est une source de vitamine D en gouttes qui
est la moins chère du marché.

Elle contient de l’huile raffinée, pas idéale pour la santé intestinale. Cela reste acceptable pour un adulte car les doses restent faibles mais c’est par contre très problématique pour un enfant et notamment pour un nouveau né. Par ailleurs, la vitamine D utilisée est fabriqué à partir de la lanoline de mouton, et il ne s’agit bien sûr pas de petits élevages de moutons traditionnels dans lesquels le bien-être animal est une préoccupation.

De plus du fait qu’elle contient de l’huile essentielle d’orange il a été rapporté dans de nombreux témoignages qu’elle serait source de coliques et de RGO.
Voir les articles « vitamine D: attention à la ZymaD »  et « Coliques du nourrisson: quand j’ai appris que la vitamine ZymaD les aggravait »


🌱Le butylhydroxytoluène et la saccharine dans Adrigyl


Le butylhydroxytoluène (BHT) est potentiellement dangereux pour la santé
  • L’ADRIGYL contient du butylhydroxytoluène, de la saccharine, de l’acide sorbique, de l’huile essentielle de citron, des glycérides polyglycolysés insaturés.

Sur les notices des médicaments, la composition du produit est clairement annotée ; la substance active est indiquée ainsi que la liste d’excipients. Parmi ceux-ci, peuvent être mentionnés des « excipients à effet notoire », c’est-à-dire des composés qui peuvent déclencher une réaction chez certaines personnes. Cette distinction linguistique a été faite par les autorités de santé.

Mais justement, l’Agence Nationale de sécurité du Médicament (ANSM) a établi une liste 47 substances considérées comme excipients à effet notoire, parmi lesquelles l’aspartame, les sulfites, le lactose… et le butylhydroxytoluène !! Pour ce dernier, il est évoqué un risque de réactions cutanées comme l’eczéma ou une irritation des yeux et des muqueuses. Problème : sur la notice d’ADRIGYL fournie aux usagers, le butylhydroxytoluène n’est pourtant pas évoqué dans la rubrique « liste des excipients à effet notoire», qui est tout simplement vierge !

Le butylhydroxytoluène est un composé dont on se passerait bien, à la fois dans les médicaments mais aussi dans les nombreux produits alimentaires dans lequel on le croise sous le nom d’E321. Il est d’ailleurs interdit de l’utiliser dans des produits certifiés issus de l’agriculture biologique.

En effet, une exposition à long terme à de fortes doses est toxique chez l’animal, provoquant des dommages au niveau du foie, de la thyroïde et des reins, altérant la fonction pulmonaire et la coagulation sanguine. Le butylhydroxytoluène est également suspecté de perturber notre fonction hormonale, comme son cousin le BHA. Une étude menée en tube à essai indiqué une activité œstrogénique du BHT, et un impact défavorable sur la fonction testiculaire. Une tendance à favoriser le développement de cancer au niveau du foie et du poumon a été mise en évidence au cours de certaines études chez l’animal.

De plus, le BHT contamine l’environnement et fait partie des substances étroitement surveillées, inclue dans la liste de vigilance de la directive cadre sur l’eau depuis 2015.
Extrait julienvenesson.fr

La présence de saccharine est également problématique. Cet additif (E954) est un édulcorant intense, un faux sucre au pouvoir sucrant très élevé. Si les suspicions d’un potentiel effet cancérigène au niveau de la vessie semblent avoir été écartées, il provoque des perturbations au niveau du microbiote intestinal.



🌱Les alternatives en vitamines D végétales


J’utilise donc de la vitamine D3 végétale issue de lichen (seule D3 végétale). Les vegans qui se supplémentent en VEG1 ne sont généralement pas carencés.
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  • Vitamine D3 végétale 1000Ui 20mL des laboratoires D.Plantes :
  • – Une formule hautement concentrée pour un maximum d’efficacité !

  • – Le produit est sans colorant, sans additif, sans agent de texture, sans conservateur et sans gluten.

  • – Le produit est 100 % d’origine végétale enregistré à The Vegan Society. England. La vitamine D3 est apporté par le lichen boréal qui est à la fois une algue et un champignon.

  • Vitamine d3 végétale 400Ui 20ml des laboratoires D.Plantes: cette forme est progressivement remplacé par le dosage à 1000Ui cité précédemment.
  • Dosage pour une goutte par jour :
    10 μg = 400 UI** = 200 % des AR*

  • . Une formule sans colorant, sans additifs, sans gluten, sans conservateur, sans agent de texture

  • ULTRA VEGAN D3 8mL 200Ui/goutte de Holistica : avec huile d’avocat, une goutte équivaut à 5ųg

Je ne présente pas volontairement ici les vitamines D issue de lanoline comme la PEDAKID ou la ERGY-D par exemple. Voici ici le procédé de fabrication de la lanoline utilisée par les laboratoires D.Plantes:

« La lanoline est une cire naturelle présente sur la laine des moutons ou des brebis, et une des rares substances autorisées dans les cosmétiques bio.

Les brebis sont en liberté dans un environnement préservé et tondues une fois par an. Ces animaux sont destinés uniquement à la production de lait.

L’extraction est réalisée à partir de la laine : dans un premier temps avec de l’eau à 75°C. Vient ensuite une phase de clarification avec de l’acide acétique et avec de l’éthanol à 45% d’eau.

Il y a ensuite une seconde phase d’exposition de la lanoline aux rayons UV pour produire la vitamine D3++ : c’est le même phénomène que lorsque nous exposons notre peau au soleil.

La vitamine D3 se présente alors sous forme de cristaux solubles dans une huile comme celle de colza que nous utilisons. »

🌱Peut-on avoir trop de vitamine D ?

Le risque de surdosage par exposition solaire n’existe pas : la peau cesse de la synthétiser lorsque le taux de vitamine D atteint une valeur suffisante.

Par l’alimentation (aliments enrichis ou compléments), il n’y aurait pas de risque de surdosage jusqu’à au moins 4000 UI/j de vitamine D(Heaney, 2011) et (Bischoff-Ferrari, 2006), mais il semble prudent, en attendant que la limite supérieure ait été déterminée avec plus de précision de se limiter à un apport de 1000 UI/j (25 µg/j).

Attention au surdosage un excès de vitamine D peut amener un taux trop important de calcium dans le sang et les urines et, à long terme, des dommages cardiovasculaires et rénaux.
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Sources:

Association végétarienne de France – la vitamine D

Utilité clinique du dosage de la vitamine D – Haute autorité de santé

Redécouverte de l’importance de la vitamine D- la Leche league

vitamine D, la fiche pratique- vegan-pratique.fr

6 commentaires

  1. Bonjour, article très intéressant étant enceinte de 7 mois 🤗 . Mais j’avais une question, sur leurs sites la marque De.PLANTES préconise a partir de 3ans… Alors peut on quand même la donner au nouveau né ? Et en quelle quantité ? Sachant que je souhaite allaiter.
    Merci beaucoup.

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    1. Bonjour, il s’agit du dosage à 1000Ui, mais celui à 400Ui convient pour toute la famille. Pour le dosage comme écrit dans l’article les recommandations sont entre 800 et 2000Ui en fonction des personnes, il te sera donné à la maternité. Bonne grossesse

      J'aime

    1. Bonjour, tout est indiqué dans cet article et de plus cela est a voir avec votre médecin pour ajuster. Je ne peux donner de conseils médicaux ici

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